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La France ferme sa dernière houillère

En avril 2004, la France a fermé sa dernière houillère, où travaillaient 400 ouvriers. À leur sommet, les houillères françaises avaient 300 000 employés, (1) mais leur travail est devenu superflu lorsque le capitalisme mûrissait et évoluait en impérialisme.

La BBC a remarqué qu'il y avait historiquement aux houillères une grande influence socialiste et communiste. Les mineurs étaient aussi actifs dans la guerre de résistance contre l'occupation nazie. Tout ça est du passé.

Karl Marx considérait les mineurs comme membres du « secteur productif » d'ouvriers produisant de la « plus-valeur » qui sous-tend tout bénéfice, intérêt et loyer (ce dernier comme conçu par les économistes). La fermeture des dernières houillères françaises enlève une source de bénéfices pour les impérialistes français, comme l'a dit Marx.

De nos jours, le gouvernement français a mis à la retraite ceux qui ont travaillé dans les houillères pendant 20 ans ou plus. Selon Marx, de telles pensions et emplois bureaucratiques sans fondement dans le secteur productif diminueraient les bénéfices et provoqueraient une crise économique, ce que l'impérialisme peut traiter soit en s'agrandissant à l'aide de la guerre au tiers-monde pour mieux y exploiter les gens, soit par un processus autodestructeur dans la métropole qui comprend la guerre et la répression.

L'existence de seulement 400 mineurs de charbon prouve aussi que même si ces ouvriers n'avaient pas été surpayés, la base matérielle pour qu'un prolétariat français prenne forme était insuffisante. Il ne reste pas assez de personnes du genre dont Marx parlait pour qu'on puisse même parler d'un prolétariat français. Actuellement, le salaire minimum français met tous ceux qui travaillent légalement en France au plus haut 10 % au monde par revenu, et les mineurs de charbon gagnaient encore plus.

Vu que plus de 80 % de l'électriticé en France provient de l'énergie nucléaire, il n'y a pas besoin de charbon. (1) Encore 35 % du revenu d'« Électricité de France » provenait de l'extérieur de France, et la société cherchait d'augmenter ça à 50 %, (2) dans un processus typique de mondialisation impérialiste.

La France a presque épuisé ses propres ressources de minerai d'uranium. Ce qui reste est d'une si mauvaise qualité qu'il ne vaut pas la peine de l'exploiter.

Traditionnellement, la France a obtenu de l'uranium du Gabon et du Niger, deux ex-colonies francophones en Afrique. De façon typique de l'impérialisme, la France déploie des troupes pour garder ses intérêts, selon la situation.

Tandis qu'il y avait 400 mineurs de charbon en France, il y avait 3000 mineurs d'uranium au Niger en 1990 et moins maintenant, mais encore plus de 1000. (3) Après avoir épuisé ses propres minerais d'uranium, la France épuisa aussi la plupart de ceux du Gabon. Ainsi le produit qui remplace le charbon emploie plus d'ouvriers au secteur productif au tiers-monde que le faisait le charbon en France.

Dans leurs beaux jours, le Gabon et le Niger étaient fournisseurs de la société nationalisée française COGEMA, qui, elle, faisait 25 % de l'enrichissement et de la conversion de l'uranium au monde. La société française vendit en 1999 plus de 5 milliards de dollars d'uranium, la moitié du minerai provenant du Niger seul. Actuellement la France peut également obtenir de l'uranium d'Au$tralie et d'autres pays, mais toujours est-il que le travail au secteur productif en France a baissé.

COGEMA a 20 000 employés répandus dans une trentaine de pays. (4) C'est bien moins que l'industrie charbonnière française à son sommet, et beaucoup des ouvriers de COGEMA ne sont pas aux pays impérialistes.

COGEMA est un projet conscient des impérialistes français pour s'occuper des besoins de France en énergie et en armes. En 1999, pour les chiffres ci-dessus, le gouvernement français détenait 82 % de COGEMA.

À peine trouverait-on des meilleures preuves de la ligne de MIM qui dit que l'impérialisme est devenu entièrement parasite, sauf dans quelques cas exceptionnels tels que la Russie. Comme nous avons précisé en 1997 dans « MIM Theory », disponible sur Internet : « Maintenant nous pouvons dire que les exportations seules de la Chine impliquent plus d'ouvriers industriels que l'ensemble d'ouvriers industriels de France, d'Allemagne et du "Royaume Uni". » (5) À cette heure-là, COGEMA était en train d'éliminer les derniers mineurs français en leur remplaçant par des mineurs d'uranium au Niger.

Depuis 1997, le parasitisme a accéléré. Les exportations de Chine aux État$-Uni$ seuls ont augmenté de 62,5 milliards de dollars en 1997 à 102,3 milliards en 2001. (6) Les ouvriers industriels sont en Chine et ailleurs au tiers-monde. Les consommateurs sont aux pays impérialistes.

99 % des soi-disants « marxistes » aux pays impérialistes n'ont pas encore fait face à ses réalités économiques. Ils radotent sans cesse les demandes économiques des « ouvriers » aux pays impérialistes mais ne font qu'obtenir pour eux des actions de capital et des nouvelles excuses pour les guerres contre les pays qui possèdent les ressources d'énergie.

Notes :
1. http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/3651881.stm
2. http://www.info-france-usa.org/intheus/nuclear/n2f2/spring2002.asp
3. "The French Desire for Uranium. . ." www.acdis.uiuc.edu/homepage_docs/pubs_docs/ PDF_Files/Peder%20OP%20Folder/peder.pdf
4. http://www.cogema.com
5. http://www.prisoncensorship.info/archive/etext/mt/imp97/imp97c4.html
6. Statistical Abstract of the United States 2002, p. 796.